Le premier volet du diptyque La Bataille De Gaulle vient de sortir mercredi 3 juin et il faudra patienter pile un mois avant de voir la suite : J’écris ton nom. Cinefeel mécénat vous dit tout ce qu’il faut savoir sur les prochains combats du général.
Face à un tel monument, l’attente était longue et devrait le rester. Sorti mercredi 3 juin, La Bataille De Gaulle retrace le parcours du général de 1940 à la Libération. Un périple que le réalisateur Antonin Baudry, déjà à l’origine d’un thriller militaire avec Le Chant du Loup, a choisi de diviser en deux films. Attention, légers spoilers (et si vous séchiez les cours d’histoire, preuve qu’il ne fallait pas le faire).
Une bataille après l’autre
Pendant 2 h 40, le général va tenter d’insuffler le mouvement de la Résistance. L’Âge de fer nous laisse sur l’incursion des forces alliées anglo-américaines en Algérie avec l’opération Torch en 1942. En parallèle, François Darlan, haut dignitaire de Vichy, est assassiné. Ce qui permettra au grand Charles de revenir progressivement dans le jeu politique français. C’est la deuxième partie qui commence. J’écris ton nom devrait reprendre l’ascension du stratège militaire vers le stratège politique, de 1942 à 1944. Cette suite sortira mercredi 3 juillet, soit pile un mois après la sortie du premier film.
Un plan de Libération tenu secret
Peu d’indices filtrent sur la suite de ce deuxième opus. Le premier réside d’abord dans le titre. « J’écris ton nom » renvoie à l’anaphore du poème Liberté, écrit par Paul Éluard en 1942. Ce qui laisse supposer que cette partie s’axera davantage vers la Résistance intérieure. Un autre indice déniché dans la bande-annonce (qui réunit les deux films) devrait laisser penser que des acteurs majeurs de ce mouvement comme Jean Moulin et Franklin D. Roosevelt auront davantage de place dans l’épisode 2. Ils font de brèves apparitions dans la première partie. Mais les scènes qui leur sont réservées dans la bande-annonce n’y apparaissent pas. Elles seront potentiellement dans le second. On y entrevoit également quelques images des drapeaux américains et du débarquement.
Le Général en échec dans la bataille du box-office
Faire un diptyque pour un film français est un pari osé. Surtout pour Pathé, qui avait déjà essuyé les plâtres avec l’adaptation des mousquetaires d’Alexandre Dumas. La société de production avait d’ailleurs mis la même somme pour financer ces deux double-blockbusters : 74 millions pour De Gaulle contre 72 millions pour Les Trois Mousquetaires. Si le général savait mobiliser les Français face aux Nazis, il peine à les rassembler au cinéma.
Avec une première journée à 50 913 entrées, il signe un démarrage léger. D’Artagnan atteignait 77 100 entrées. Sachant que ce diptyque de cape et d’épée a finalement déçu au box-office. Il en sera probablement de même pour La Bataille De Gaulle, bien mal parti. Quoi qu’il en soit, Pathé montre à nouveau les muscles en sortant le carnet de chèques et confirme avec De Gaulle sa volonté de proposer des films à gros budget. En témoigne sa nouvelle alliance avec un studio franco-américain qui veut titiller Hollywood, qu’on décrypte juste ici.
Concernant le Général, peut-être que l’échéance d’un second épisode seulement un mois plus tard, contre un an plus tard pour les mousquetaires, l’aidera à tenir sur la durée.