L’Odyssée de Christopher Nolan a débarqué dans nos salles françaises depuis mercredi 15 juillet. L’énorme promotion autour du film a vite tourné à l’apologie du format IMAX, utilisé pour le film.
Qu’est-ce que c’est ? Est-ce que nos salles françaises sont adaptées et quelles en sont les subtilités ?
Si vous voulez briller en société par votre cinéphilie, évitez de citer un petit film roumain en noir et blanc. C’est cramé et personne ne connaît. Avec la sortie, mercredi 15 juillet, de L’Odyssée, on ne parle plutôt que d’IMAX. Le format, utilisé par Christopher Nolan pour réaliser le blockbuster de l’été, est sur toutes les lèvres.
C’est plus grand ? Assurément, mais pas que. Avec nos explications, vous allez faire la différence. Cadeau.
IMAX, c’est quoi ?
Une technologie de cinéma créée par la société canadienne IMAX. L’entreprise a été créée en 1967. Récemment, le format a surtout été médiatisé par Christopher Nolan, qui l’utilisait sur ses films de manière partielle.
Avec L’Odyssée, il est passé au 100 % IMAX. Traditionnellement, on estime que cette technologie permet d’avoir un écran plus grand et un meilleur son. En pratique, il y a deux types d’IMAX.
IMAX Laser : même si c’est plus grand, c’est pas forcément plus performant
Avec l’arrivée du numérique, IMAX a progressivement remplacé la pellicule par des caméras numériques (l’image est enregistrée sur ordinateur et non sur une pellicule traditionnelle). Elle a équipé des salles en conséquence avec des projecteurs laser pour diffuser les films.
Cette technologie, appelée aussi IMAX Laser, permet d’avoir une image plus grande, doublée d’une qualité de son plus immersive. Mais ce n’est pas la perfection recherchée par Nolan. Le format numérique possède une belle colorimétrie, mais manque de détails et de textures. Pour trouver cette qualité, il faut chercher du côté des caméras traditionnelles.
Le 70 mm : c’est détaillé, mais un peu daté
Le 70 mm appartient à cette catégorie. Ici, on tourne sur pellicule, avec de l’argentique plutôt que du numérique. Pour simplifier, on fait ça à l’ancienne. En contrepartie, on obtient l’une des meilleures qualités d’image du marché. Un peu comme si votre photo comptait tellement de pixels que chaque détail resterait parfaitement visible, même en l’agrandissant.
IMAX 70 mm : le meilleur des deux mondes
Pour avoir le meilleur des deux mondes, la logique serait de fusionner les deux. C’est pourquoi la société a créé sa propre pellicule 70 mm, pour l’adapter à ses immenses écrans. C’est la raison pour laquelle on accole à L’Odyssée de Christopher Nolan la mention « IMAX 70 mm ».
Le réalisateur obtient la combinaison de la plus grande pellicule avec le plus grand écran, soit du sur-mesure made in IMAX.
Au rendu, on a un écran géant décuplé, plus haut, plus grand et, fatalement, plus carré qu’une toile standard. On trouve des détails qui seraient logiquement masqués par les bandes noires traditionnelles. Ajoutons à cela le son de l’IMAX numérique et l’immersion est totale.
Montpellier, pionnier de l’IMAX 70 mm
Mais pour ça, il faut que la salle possède un écran de la taille adaptée, avec les projecteurs nécessaires. C’est là que ça coince. En France, une seule salle de cinéma dispose de cet équipement : le Pathé Odysseum de Montpellier. Le Grand Rex, à Paris, est équipé d’un projecteur IMAX, mais ne possède pas celui adapté au 70 mm IMAX.
De même, toutes les salles ne sont pas forcément équipées pour voir un film en IMAX numérique. Elles se trouvent surtout dans les grandes villes.