Vendredi 9 janvier, Netflix a dévoilé la bande-annonce de la série Les Lionnes, qui sortira jeudi 5 février. Un programme survitaminé dopé par un casting cinq étoiles avec Jonathan Cohen, Rebecca Marder, Pascale Arbillot et François Damiens.
C’est le nom qu’il faut afficher pour générer du clic sur les plateformes et ailleurs : Jonathan Cohen. Netflix l’a bien compris et on parie que vous lisez ces lignes pour savoir ce que le trublion de la scène française nous prépare encore. Cette fois, on est perplexe.
L’acteur produit et joue dans Les Lionnes, dont la bande annonce est sortie vendredi 9 janvier. La série débarque sur la plateforme jeudi 5 février. On y suit un groupe de cinq femmes prêtes à braquer une banque pour éponger leurs dettes et échapper aux menaces d’un mafieux. Des problèmes qui en appellent d’autres : la police s’invite dans l’équation et le banquier Jonathan Cohen devient love interest de Rebecca Marder.
En tant que tête d’affiche de ces lionnes, elle est accompagnée par les autres rôles principaux incarnés par Zoé Marchal, Naidra Ayadi, Pascale Arbillot et Tya Deslauriers. En face, on retrouve aussi François Damiens et Olivier Rosemberg (aussi showrunner) en caïd à l’appareil dentaire multicolore. L’intrigue se déroule dans le Sud de la France, entre Salon-de-Provence et Marseille.
Se retrouver dans une série que tu produis mais dans laquelle t’as pas d’inspi. (Copyright Laurent Le Crabe/Netflix)
Alerte rouge
En regardant les premières images, le programme a tout d’une production estampillée du N rouge. Elle est signée par deux locataires du studio : Olivier Rosemberg (A.K.A, Family Business, Chacun chez Soi, Super mâles) et Carine Prévot, (Young Millionaire, Family Business). Dans un teaser de deux minutes (ressenti deux heures), on nous expose un condensé de huit épisodes. Le montage de la bande-annonce est passé au shaker, puis boosté par une instru sûrement téléchargée en libre de droit avec comme mot-clé : castagne.
Problème, on retrouve surtout dans cet avant-goût le meilleur et le pire de Netflix. On s’appuie sur une recette à succès déjà exploitée : l’histoire d’une bande de braqueuses masquées reprend sans vergogne celle du Gang des Amazones. Dans le même genre sur Netflix, il y a eu auparavant Voleuses, avec Mélanie Laurent et Adèle Exarchopoulos puis Jusqu’ici tout va bien de Nawell Madani.
Treillis, berline discrète et fusils mitrailleurs : pas de doutes, Les Lionnes s’annoncent subtiles. (Copyright Laurent Le Crabe/Netflix)
Créée pour être bingée
La bande-annonce des Lionnes semble être un copié-collé de ces exemples : c’est pop, il y a des images colorées, de l’action, du gros son, des acteurs bankables et pas mal d’humour. Malheureusement, les instants comiques ne font pas mouche et ce n’est pas Jonathan Cohen, qui semble se demander où a-t-il atterrit, qui pourrait arranger les choses.
Quoi qu’il en soit, la série semble présenter les arguments qui marchent pour être bingée en toute sécurité. Deux maîtres-mots de la firme californienne, au risque d’un nouvel air de déjà vu. Pour en avoir le cœur net, il suffira de se plonger dans ces huit épisodes de 50 minutes chacun.
Un sac Chanel rose et Netflix se dit que ça suffit pour créer un méchant original. (Copyright Laurent Le Crabe/Netflix)