Quand on pense au cinéma français des années 1950-1970, impossible de ne pas voir surgir l’icône absolue : Brigitte Bardot, décédée à 91 ans ce 28 décembre 2025. Plus qu’un visage, elle a été un symbole de liberté, imposant à l’écran sensualité, indépendance et audace. Elle a tourné dans 56 films avant de mettre un terme subitement à sa carrière en 1973, et de se consacrer à la défense des animaux. Une carrière relativement courte mais intense, dont les rôles ont marqué l’histoire du cinéma et redéfini l’image de la femme. Voici cinq films qui résument son parcours légendaire.
1. Et Dieu… créa la femme (1956) — La naissance du mythe
Le film de Roger Vadim révèle Bardot au monde. Juliette, libre, sensuelle, insaisissable, choque autant qu’elle fascine. Ce rôle marque une rupture : pour la première fois, une jeune femme existe à l’écran sans se plier aux codes moraux traditionnels. Bardot y impose déjà son charme naturel et son regard qui défie les conventions, capturant l’attention de toute une génération.
Le centre de l’attention et de la tension.
2. La Vérité (1960) — Bardot actrice dramatique
Sous la direction de Henri-Georges Clouzot, Bardot surprend dans un rôle grave et intense. Accusée de meurtre, son personnage est jugé autant pour ses actes que pour sa liberté. Un film qui prouve que Bardot est bien plus qu’un sex-symbol. Sa performance révèle une capacité à mêler vulnérabilité et puissance, montrant qu’elle pouvait porter des drames complexes avec autant de naturel que la comédie.
La beauté simple d’une étreinte avec Paul Meurisse
3. Le Mépris (1963) — Bardot face au cinéma d’auteur
Avec Jean-Luc Godard, Bardot entre dans la modernité. Froide, distante, presque abstraite, elle devient une figure tragique du couple et de l’incommunicabilité. Le cinéma d’auteur s’empare du mythe pour le déconstruire. À travers ce rôle, elle montre qu’elle pouvait incarner le désir et la fragilité en même temps, devenant un symbole de la femme française dans le cinéma européen et au-delà.
« Si tu m’aimes, tais-toi »
4. Viva Maria ! (1965) — L’énergie et l’insolence
Aux côtés de Jeanne Moreau, Bardot révèle son sens de la comédie et son énergie explosive. Film d’aventure, de liberté et de subversion, Viva Maria ! montre une Bardot joyeuse, politique sans le dire, irrésistiblement moderne. Son duo avec Moreau est plein de complicité et de charme, et elle y impose une vitalité qui fait oublier l’époque.
Bandidas des années 60 avec Jeanne Moreau
5. L’Ours et la poupée (1970) — Le retrait en douceur
Cette comédie romantique marque la fin d’une carrière cinématographique volontairement écourtée. Bardot y incarne une femme fantasque qui refuse la normalité, comme un écho apaisé à toute sa trajectoire d’actrice libre. Le film révèle une maturité nouvelle dans son jeu, où l’humour et l’ironie côtoient toujours cette liberté qui la définit.
Dernier sourire sur grand écran
Brigitte Bardot a traversé le cinéma français comme une comète. Ces cinq films suffisent à comprendre pourquoi elle reste une figure mythique et intemporelle, symbole d’audace, de modernité et de liberté à l’écran. Bye-bye B.B !