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MARSUPILAMI, le personnage culte au service de la bande à Fifi

L’équipe de Philippe Lacheau revient avec une nouvelle adaptation de la célèbre BD. Une comédie généreuse, pas toujours subtile mais vraiment drôle, qui ravira tous les membres de la famille.

Houba Houba ! Mais oui, c’est bien lui, le Marsupilami, cet animal fantastique jaune à taches noires, que vous avez très certainement rencontré au fil de vos lectures, en compagnie de Spirou et Fantasio. Certains s’amusaient même de son courage face au méchant braconnier, tous les jours au moment du goûter, devant les dessins animés de France 3.

Alain Chabat lui-même s’est cassé les dents avec lui, dans une première adaptation ciné à gros budget. C’était en 2012. Et SUR LA PISTE DU MARSUPILAMI avait rapidement douché les espoirs de voir cette bande dessinée renaître sur grand écran avec la même énergie qu’Astérix et Cléopâtre, dix ans auparavant. Mais l’humour des Nuls, « l’esprit canal », cette fois-ci, n’avaient pas réussi à trouver leur place dans cette aventure un peu trop sage. Et malgré un Lambert Wilson formidable en Céline Dion.

Marsupilami

Philippe Lacheau et Elodie Fontan, couple à la ville comme à la jungle. (non, ce n’est pas leur gosse). © 2026 PATHÉ FILMS – BAF PROD – TF1 FILMS PRODUCTION – ARTEMIS PRODUCTIONS

Tous les ingrédients des films signés Lacheau

Presque quinze ans plus tard, c’est la Bande à Fifi qui a été choisie par le studio Pathé pour piloter cette nouvelle adaptation. Une suite qui n’en est pas vraiment une, bien qu’elle reprenne le personnage de Jamel Debbouze, seul lien avec le film d’Alain Chabat. Et si ce dernier avait fini par s’y perdre, la troupe de Philippe Lacheau, elle, relève le défi sans aucun état d’âme.

A vrai dire, ce n’est pas elle qui s’adapte au Marsupilami, mais plutôt le Marsupilami qui doit se faire une place dans l’univers de cette joyeuse bande de copains, tant le film ressemble bien plus à du « Bande à Fifi » qu’à une adaptation BD. En cela, les fans de Franquin peuvent d’ores et déjà rebrousser chemin.

Un petit côté Spielberg s’invite chez Lacheau. #MarsuTelephoneMaison. © 2026 PATHÉ FILMS – BAF PROD – TF1 FILMS PRODUCTION – ARTEMIS PRODUCTIONS

Alors, évidemment, dans ce nouvel opus signé Lacheau, on retrouve tous les ingrédients de la maison : un fil conducteur assez simpliste, qui tourne autour d’un jeune homme maladroit (Philippe Lacheau, justement) essayant de se racheter auprès de sa bien aimée, campée par Elodie Fontan (N’est-ce pas les scénars’ de BABYSITTING ou ALIBI.COM, ça, par hasard ?). Autour du couple, nous retrouvons les joyeux compagnons de route, toujours pleins d’entrain (Tarek Boudali et Julien Arruti). La troupe est épaulée par les guest-stars du rire (Gérard Jugnot du Splendid, Didier Bourdon des Inconnus), avec une nouvelle recrue de taille : Jean Reno en personne (Les Visiteurs, Mission Impossible, Le Grand Bleu). En allant voir du Lacheau, le public sait donc à quoi s’attendre : une histoire-prétexte qui n’a aucune autre prétention que celle de servir de la pure comédie. Et dans ce registre, disons-le : MARSUPILAMI est une vraie grosse poilade.

Le sens inné du gag

Rythmé, grotesque et drôle, MARSUPILAMI s’inscrit dans cette lignée de comédies populaires potaches qui n’ont d’autre volonté de que donner à rire et à s’amuser. A la manière des Charlots il y a quelques décennies (Les Fous du Stade, La Grande Java, Les Bidasses en Folie, etc.), on retrouve dans cette bande de comédiens un geste troupier, une énergie collective, une bienveillance presque enfantine, qui se renforcent films après films.

Si ce genre de long-métrage fonctionne autant, c’est bien grâce à ce sens inné du gag, une inspiration qui fait peu dans le « politiquement correct ». Les enfants prennent cher, les animaux aussi, on joue avec les clichés, et c’est très souvent tordant. On rigole devant les références placées ici ou là, les twerks effectués par le Marsupilami, ce policier devenu « paresseux », les quiproquos autour du personnage de Jamel Debbouze, ou encore la course poursuite finale.

Marsupilami

© 2026 PATHÉ FILMS – BAF PROD – TF1 FILMS PRODUCTION – ARTEMIS PRODUCTIONS

Cet enchaînement de péripéties invraisemblables témoigne d’une vraie générosité burlesque, trop souvent sous-estimée dans le paysage cinématographique français. Certes, les séquences ne brillent pas toujours par leur finesse, et se placent même souvent en dessous de la ceinture, mais l’efficacité comique est là. Il n’y a qu’à constater les rires dans la salle… Et l’engouement déjà présent : 1,3 millions d’entrées en une semaine. 

Un univers « Marsu » pas si développé

MARSUPILAMI n’échappe cependant pas aux limites du genre. On peut reprocher une suite de gags sans véritable lien entre eux, assez impersonnels, qui pourraient se retrouver dans n’importe quel autre film de la bande. En cela, MARSUPILAMI manque d’une identité bien à lui, un exotisme qui aurait pu se trouver dans l’univers si coloré de la BD… Et de la Palombie, pays fictif que l’on explore à peine quelques minutes dans le film, au profit d’un bateau de croisière, principal lieu de l’intrigue, qui n’a rien de véritablement « Marsu ».

Le marsupilami, un mix entre Pikachu et les Gremlins. © 2026 PATHÉ FILMS – BAF PROD – TF1 FILMS PRODUCTION – ARTEMIS PRODUCTIONS

Ce nouveau long-métrage permet toutefois à Philippe Lacheau de fidéliser un public plus jeune, notamment à travers l’enfant du couple (incarné par Corentin Guillot, 8 ans), et par le choix d’un marsupilami bébé. Difficile de ne pas fondre devant « Bibi », sorte de peluche façon Gremlin trop mignonne, dans des séquences adorables, touchantes, ou pleines d’action. De ce point de vue, l’objectif de la comédie familiale est rempli : en ces vacances de février, MARSUPILAMI est sans conteste la bonne tranche de rigolade qui fera plaisir aux gosses, aux ados, et à leurs parents. 

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